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Parcours

Plus de vingt ans de missions menées comme salarié d’un contractant international de levé, puis d’un major de l’énergie, avant la création d’Oktri en 2026.

Travaux publics

  • Atlas du marché géospatial

    Un atlas interactif du marché, des premières sociétés de 1969 à la consolidation actuelle : qui a racheté qui, ce qui a disparu, qui vend quoi aujourd’hui. Un jeu de données versionné, relu par différence d’une version à l’autre, publié en accès libre.

  • Notes

    Ce que vingt ans d’opérations ont appris, écrit sans détour : référentiels géodésiques, standards ouverts, gouvernance de la donnée géographique. Des textes qui prennent position plutôt que de résumer l’état de l’art.

Plus de vingt ans de Géospatial dans le monde de l’énergie

Une seule fonction géospatiale pour un groupe devenu multi-énergies

Secteur
Énergie, groupe international
Période
2021-2026
Rôle
Direction mondiale de l’entité géospatiale

Contexte

Un major de l’énergie crée une branche technologique transverse pour servir toutes ses activités : pétrole et gaz, éolien, solaire, hydrogène, captage de carbone. La fonction géospatiale, jusque-là attachée à l’exploration-production, doit devenir une fonction de groupe : spécialistes de télédétection, topographes, hydrographes, ingénieurs géodésie, analystes et ingénieurs SIG.

Enjeu

Servir des métiers qui n’ont ni le même vocabulaire, ni les mêmes échelles, ni les mêmes contractants, sans perdre l’excellence technique héritée de l’offshore et sans laisser chaque branche reconstruire ses outils dans son coin.

Intervention

Direction de l’entité et animation d’une communauté mondiale de plus de 170 personnes. Gouvernance d’un parc de plus de 550 applications SIG web pour près de 5 000 utilisateurs (2023). Plus de 100 projets industriels SIG livrés chaque année sur des sujets pétrole et gaz, éolien, solaire, hydrogène et captage de carbone. Des campagnes de mesure topographiques, satellitaires et drone dans plus de 20 pays chaque année. Un événement interne réunissant les filiales de 20 pays pour aligner pratiques et priorités.

Ce qu’on en retient

Le géospatial ne tient pas par ses outils, mais par une équipe centralisée où les spécialistes métiers et les informaticiens relèvent de la même autorité, travaillent côte à côte et côtoient au quotidien ceux qu’ils servent. Éparpillée branche par branche, ou tenue à distance, la même compétence produit des outils qui se ressemblent et des arbitrages qui n’arrivent jamais.

La première mise en œuvre d’un standard de données ouvert pour l’exploration

Secteur
Énergie, exploration
Période
2018-2021, dont 8 mois de pilotage du projet
Rôle
Responsable des cartes et données techniques de l’exploration

Contexte

La donnée technique d’exploration (cartes, bases, données de sous-sol) est gérée par une équipe qui couvre l’administration de bases de données, des projets d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique, et la gestion de projet. Un standard ouvert de données de sous-sol émerge dans l’industrie ; le groupe décide de le mettre en œuvre pour la première fois.

Enjeu

Rendre la donnée accessible et réutilisable au-delà des applications qui l’ont produite, sans figer l’organisation dans un outil ni casser ce qui fonctionne.

Intervention

Pilotage de la toute première implémentation du standard dans le groupe, sur huit mois.

Ce qu’on en retient

Un standard ne vaut que par le premier jeu de données qu’on y verse et par l’équipe désignée pour en répondre.

Positionnement et levés sous-marins d’une filiale offshore d’Afrique de l’Ouest

Secteur
Énergie, offshore profond
Période
2015-2018
Rôle
Direction de l’entité géomatique de la filiale

Contexte

Dans une filiale opérant des actifs d’exploration et de développement en eaux profondes, l’entité géomatique est responsable des opérations de positionnement et des levés sous-marins, de la base de données géographique de la filiale et de sa publication sur plusieurs WebGIS.

Enjeu

Chaque jour de navire se paie ; chaque spécification mal cadrée se paie en jours de navire. Il faut spécifier, contractualiser et superviser des opérations dont le coût d’une erreur dépasse de loin celui de la prestation.

Intervention

Direction de l’entité : rédaction des spécifications, sélection et suivi des contractants, supervision des opérations, et tenue de la donnée géographique de référence de la filiale.

Ce qu’on en retient

C’est en supervisant des opérations qu’on mesure l’impact financier d’une spécification mal cadrée. On ne l’apprend pas dans un cahier des charges.

Assistance géodésique et positionnement pour des filiales sur trois continents

Secteur
Énergie, exploration-production
Période
2006-2010
Rôle
Senior surveyor, siège technique puis filiale

Contexte

Depuis le siège technique d’un major, un ingénieur topographe assure l’assistance levé, positionnement et géodésie aux filiales (Afrique centrale, Afrique de l’Ouest, péninsule Arabique), puis rejoint une filiale offshore pour en tenir le positionnement au quotidien, en contexte marin et sous-marin.

Enjeu

Des données sismiques, des forages et des installations acquis à des époques différentes, par des contractants différents, dans des systèmes de coordonnées différents, doivent se superposer au mètre près. Un référentiel mal choisi ne se voit pas le jour où on le choisit ; il se voit dix ans plus tard, en décalages métriques.

Intervention

Acquisition et traitement de données à terre et en mer, supervision d’opérations, et arbitrages géodésiques pour les filiales : choix de référentiels, paramètres de transformation, contrôle des livrables des contractants.

Ce qu’on en retient

Un système de coordonnées mal choisi se paie en décalages métriques, dix ans plus tard. Le vérifier coûte quelques jours ; le découvrir sur un forage coûte bien davantage.

Tracés de conduites et choix de sites, avec les architectes pétroliers

Secteur
Énergie, développement de projets
Période
2010-2015
Rôle
Géomatique et positionnement, division technologies

Contexte

Au sein de la division technologies d’un major, l’équipe géomatique et positionnement travaille main dans la main avec les architectes pétroliers qui conçoivent les développements : où poser une installation, par où faire passer une conduite.

Enjeu

Donner à des décisions d’ingénierie lourdes et peu réversibles une base géographique fiable (fonds marins, contraintes, données de levé existantes) au moment où l’on peut encore changer d’avis.

Intervention

Fourniture des compétences de tracé de conduites et de sélection de sites aux études de développement : intégration des levés existants, analyse des contraintes, spécification des levés complémentaires.

Ce qu’on en retient

La donnée géographique n’a de valeur que dans la décision qu’elle éclaire, et cette décision a une date, après laquelle elle ne sert plus à rien.

Le scanner laser 3D pour l’exploration-production, avant que cela s’appelle capture de réalité

Secteur
Énergie, contractant de levé international
Période
2003-2006
Rôle
Ingénieur topographe

Contexte

Chez un contractant international de levé, un ingénieur topographe assure l’acquisition, la géodésie et la supervision d’opérations pour des clients de l’exploration-production, et prend en charge une technologie alors émergente : le scanner laser 3D, de l’acquisition au traitement, jusqu’à l’imagerie et la visualisation.

Enjeu

Faire d’un nuage de points un livrable qu’un ingénieur d’installation peut exploiter : précision réelle, géoréférencement, format, outil de consultation. À l’époque, aucune de ces questions n’avait de réponse standard.

Intervention

Acquisition sur site, traitement et géoréférencement des nuages, production d’images et de vues exploitables par les bureaux d’études.

Ce qu’on en retient

La capture de réalité change de paradigme à qui maîtrise la chaîne complète, de l’acquisition à l’exploitation. Vingt ans plus tard, la question est la même ; seuls les volumes ont changé.