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Un standard ouvert ne remplace pas une gouvernance
Adopter un standard de données résout le format d’échange. Il ne dit rien de qui est responsable de la donnée, ni de ce qu’elle signifie.

L’adoption d’un standard ouvert est souvent présentée comme la réponse à la fragmentation des données techniques. Elle en résout une partie : les formats, les interfaces, la portabilité.
Ce que le standard ne tranchera pas à votre place
Un standard ne décide pas qui est propriétaire d’une famille de données, ni ce que signifie exactement un attribut lorsque deux directions le renseignent différemment. Ces questions restent entières après la migration.
J’ai vu des projets d’implémentation avancer vite sur la technique et s’arrêter net sur cette question de propriété, parce qu’elle engage des responsabilités que personne n’avait envie d’endosser.
L’ordre qui fonctionne
Identifier les propriétaires et fixer les définitions avant de migrer. Un standard appliqué à une donnée dont personne ne répond produit une donnée normalisée et toujours aussi inutilisable.