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Le référentiel géodésique est une décision d’entreprise
Traiter le choix d’un système de coordonnées comme un paramètre technique revient à laisser une décision structurante se prendre par défaut, projet par projet.

Dans la plupart des organisations que j’ai vues, le référentiel géodésique n’a jamais fait l’objet d’une décision. Il a été hérité, puis reconduit, puis contredit par un projet qui avait de bonnes raisons locales de faire autrement.
Pourquoi l’erreur reste invisible si longtemps
Un écart de référentiel ne provoque pas d’erreur. Les données s’affichent, les calculs aboutissent, les cartes sont lisibles. Le problème n’apparaît qu’au moment où deux jeux issus de sources différentes doivent se superposer, souvent des années plus tard, et souvent dans l’urgence.
À ce stade, la correction ne consiste plus à reprojeter : il faut retrouver quelle transformation a été appliquée, par qui, et avec quels paramètres. Cette information est rarement écrite.
Ce que cela implique concrètement
Le référentiel doit être choisi une fois, documenté, et imposé aux prestataires par la spécification technique. Le coût de cette discipline est faible. Le coût de son absence se mesure en reprises de données et en décisions prises sur des positions fausses.